LEs Harkis du Liban

Mai 2000, l’armée Israélienne évacue le Sud Liban où elle combattait depuis plus de 20 ans sans concerter ses alliés libanais de l’Armée du Liban Sud. A l’arrivée du Hezbollah, l’ALS s’effondre et la majorité de ses membres, par crainte d’être accusés de collaboration, sont contraints de fuire.  C’est ainsi qu’en urgence, plusieurs milliers de familles libanaises passent la frontière et se réfugient  en Israël.  

20 ans plus tard, ce sont près de 7500 libanais qui vivent dans le Nord d’Israël. Ces Tsadals ou, comme on les appelle parfois les harkis du Liban, sont aujourd’hui tiraillés entre leur pays d’accueil, où ils sont souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, et leur pays de coeur où se trouve souvent encore une grande partie de leur famille.

Tel-Aviv Beyrouth se penche sur cette communauté oubliée. Un film coup de poing, qui du début du conflit en 1984 jusqu’à la seconde guerre du Liban en 2006, retrace l’histoire de ce conflit, et de ses victimes, depuis les deux côtés de la frontière.

LE SCÉNARIO

Tel Aviv Beyrouth raconte le parcours de deux femmes, l’une israélienne, et l’autre libanaise sur une période de 20 ans. Deux femmes fortes, toutes les deux infirmières alors que les hommes sont au front.   Le film montrera comment la guerre va broyer les destins croisés de ces deux personnages et de leurs familles. Filmé des deux côtés de la frontière, il s’attachera avant tout à retranscrire la condition de ceux qui ont été et sont toujours concernés par ces évènements. À raconter comment leurs histoires personnelles volent en éclats au contact de la grande Histoire. Au delà des clivages, c’est un autre visage, celui du paradoxe, de la complexité et un visage plus humain, que la réalisatrice Michale Boganim a eu envie de proposer à travers cette fiction et ces personnages. Aux images symboliques, poétiques et aux histoires fragiles d’une amitié entre deux femmes qui ont peur de perdre ce qu’elles ont de plus cher se mélangeront une réalité plus dure, celle qui vous saisit à la gorge, celle sans concession de la guerre. Cette guerre, que Michale a vécu, sa mémoire en est hantée… Et il est grand temps de la raconter.

GENESE DU FILM

Je m’appelle Michale Boganim et Je suis née à Haïfa, dans le nord d’Israël. J’étais très jeune quand la première guerre du Liban a éclaté en 1982, mais les souvenirs des sirènes, des états de paniques, des descentes dans les abris et de ma mère seule, car mon père était au front, m’ont marqué au fer rouge. Pendant la deuxième guerre du Liban en 2006, j’habitais alors à Tel-Aviv et la fulgurance de l’escalade de violence m’a laissé un goût amer qui ne quittera jamais ma mémoire. Ces deux guerres, qui m’ont semblés être une répétition presque à l’identique des mêmes événements, avaient en commun la question délicate et très symbolique la frontière entre le Liban et Israël. Frontière arbitrairement dessinée en 48 par les Nations Unies.

Récemment, en explorant la région du Nord d’Israël, je fus stupéfaite de découvrir le grand nombre de libanais vivant là depuis 2000, date du retrait de l’armée Israélienne du sud Liban. Ces Tsadal parlent l’Arabe et le Français, parfois l’Hébreu, travaillent et habitent en Israël et certaines amitiés impromptues se sont créés avec les israéliens mais ils restent tout de même en marge de la société. Quand surgit une guerre, les Tsadal sont bien sûr déchirés par l’absurdité de la situation car souvent le reste de leurs familles se trouve de l’autre côté de la frontière et subissent des pressions des extrémistes et du Hezbollah. Ils semblent attendre une paix intérieure et politique qui ne viendra jamais …Leur seul espoir étant d’être à nouveau réunis avec leurs familles de l’autre côté, libre de circuler d’une frontière à l’autre au-delà des tensions politiques, comme ce fut le cas avant 48 quand il y avait un train dont on peut encore apercevoir les rails qui reliait Tel-Aviv à Beyrouth en express. 

C’est en rencontrant les membres de cette communauté tiraillée entre deux pays au destin tragique que j’ai eu envie de raconter leur histoire. Envie de réaliser un film qui parlerait de ces événements historiques des deux côtés de la frontière. Un film qui montrerait l’absurdité d’un conflit qui se répète inexorablement d’une génération à l’autre.’

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

Ma démarche aujourd hui, c’est de vous solliciter pour le dernier coup de pouce sur le film Tel aviv beyrouth.  Le film a déjà reçu des aides du CNC, du fond de cinéma de Berlin , de distributeurs et de vendeurs internationaux. Il aura une visibilité et une sortie nationale et internationale. La majeure partie du financement est donc levé aujourd’hui, mais nous manquons encore d’argent pour que le film ait l’ampleur que le scénario l’exige. Un complément d’argent pour les décors, la figuration, la musique , les effets spéciaux, le montage, la promotion du film.

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Aidez nous à faire que Tel aviv Beyrout ait les ambitions d’un grand film , un film qui éveillera les consciences sur une période et des populations méconnues au sein de deux pays au coeurs de l’actualité. Un film humain, sans parti pris, qui dénonce l’absurdité de la guerre et qui, je l’espère touchera un public large et conséquent !

Merci à vous pour votre engagement.

TEL AVIV BEYROUTH

UN FILM DE MICHALE BOGANIM

THE FILM

Tel-Aviv/Beyrouth est l’histoire de deux familles, l’une libanaise, l’autre israélienne déchirées par les guerres qui ont éclaté entre ces deux pays. Un film poignant et engagé de Michale Boganim avec Yaël Abecassis, Tamara Saade, Shlomi Elkabetz et Avishai Cohen.